Avec Novembre à Paris, François Reichenbach excelle à nouveau dans l'art de filmer le monde qui change, porté par son enthousiasme et son regard libre. Dans son objectif il saisit des gestes, des regards inoubliables. Il s'attarde sur l'automne qui s'installe doucement à Paris, offrant un nouveau visage à la capitale. Les arbres se dénudent, leurs feuilles jonchent les trottoirs. Volailles et gibiers, aux teintes profondes, se suspendent en guirlandes aux vitrines des volaillers.With Novembre à Paris, François Reichenbach once again excels in the art of filming a changing world, carried by his enthusiasm and his free gaze. Through his lens he seizes unforgettable gestures and looks. He lingers on the autumn settling gently into Paris, offering a new face to the capital. The trees are bare, their leaves strewn on the pavements. Poultry and game, in deep tones, hang in garlands from the windows of the poulterers.
Les enfants, genoux encore marqués par les jeux d'été, poursuivent leurs parties de billes, mais les cartables ont remplacé les seaux et les pelles, et leurs grosses chaussures annoncent déjà les premiers frimas. Dans les jardins publics, les bancs sont occupés par des vieillards absorbés par des parties de cartes ou de dames, profitant des derniers rayons de soleil. Les couples poussent des landaus d'un autre temps, semblables à de petits carrosses.Children, knees still marked from summer games, continue their marble matches, but satchels have replaced buckets and spades, and their heavy shoes already herald the first cold spells. In the public gardens, the benches are occupied by old people absorbed in games of cards or draughts, enjoying the last rays of sun. Couples push old-fashioned prams resembling small carriages.
Les marchés se parent des teintes des feuilles mortes, et les marrons grillés trouvent leur place sur les étals. Déjà, les premiers feux de bois s'échappent de quelques toits. La ville change de couleurs, même les fleurs se font plus pâles, et les étals de chrysanthèmes rappellent que novembre s'efface doucement pour laisser place à l'hiver.The markets take on the hues of dead leaves, and roasted chestnuts find their place on the stalls. Already, the first wood fires escape from a few rooftops. The city changes colour, even the flowers become paler, and the stalls of chrysanthemums remind us that November is softly fading to make way for winter.
Novembre à Paris
- Support d'origine : film couleur
- Réalisation : François Reichenbach
- Scénario : François Reichenbach
- Auteur du commentaire : Guillaume Hanoteau
- Produit par : Les Films de La Pléiade
- Producteur délégué : Pierre Braunberger
- Musique originale : Pierre Barbaud, orchestre sous la direction de Georges Delerue
- Prises de vue : François Reichenbach
- Montage : Alain Resnais assisté par Anne Sarraute
- Production déléguée : Les Films de la Pléiade
- Exportation / Vente internationale : Les Films du Jeudi
- Genre : Documentaire
- Durée : 9 minutes
- Date de sortie : 1956
Tags: Documentaire Paris Automne Vie quotidienne Poésie Ville